TCC

TCC en tunisie

Les TCC (thérapies cognitives et comportementales) sont des thérapies intra psychiques développées au cours de la deuxième moitié du XXe siècle.

Contrairement à une idée répandue, les TCC ne sont pas qu’un traitement des symptômes des pathologies. Les TCC s’intéressent d’une part à soulager les manifestations d’un problème psychique afin de passer l’épisode aigu. D’autre part, dès que le patient est dans un état psychique permettant un travail cognitif, le travail de fond commence, cherchant à identifier les conflits et les schémas limitant pour la vie de la personne. Ce travail en profondeur va permettre d’amener d’une part à la compréhension des problèmes et de ses racines, mais aussi à modifier les schémas dysfonctionnels.

1/ Historique

Les TCC ont été développées au cours des années 50 et 60 dans les pays anglo-saxons, en particulier aux Etats-Unis. Les psychiatres et psychologues à l’origine des thérapies cognitives et comportementales étaient formés en psychanalyse, seule forme de thérapie existant jusqu’alors, toutefois, ils se sont aperçus que dans certains types de troubles, la psychanalyse ne donnait pas les résultats escomptés.

Différentes influences ont joué sur les TCC, mais la notion d‘apprentissage est au cœur de la théorie des thérapies cognitivo-comportementales.

2/ Principes et modèles des TCC

Les TCC impliquent des séances interactives pendant lesquelles le thérapeute repère les «cognitions», c’est-à-dire les croyances à un niveau conscient et inconscient du patient, et les «comportements» en rapport.

 Ces «cognitions» sont des croyances très profondes, à un niveau émotionnel que les patients ont du mal à changer, même si elles les font souffrir.

Le but d’une thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est donc de soulager le patient en l’aidant à rendre ses cognitions, et ses comportements plus en phase avec son environnement.

Comment ?

Un des moyens utilisé par la TCC est la «tâche thérapeutique», où on propose au patient d’effectuer une tâche qui remette en cause ses schémas.

Cette «tâche thérapeutique» est généralement située en dehors de la « zone de confort » du patient : c’est donc attendu qu’il ait des appréhensions, des résistances pour l’effectuer. Mais on choisit des «tâches» qui sont faisables et l’étude des «résistances» fait partie de la thérapie.

La thérapie cognitivo comportementale utilise aussi la «restructuration cognitive» qui a pour but de remettre en cause certaines cognitions pendant les entretiens.